
Alors que Donald Trump a dévoilé un «plan de paix » en 28 points pour mettre fin à la guerre en Ukraine, plan qui, sous couvert de compromis, repose en réalité sur une capitulation de Kyiv aux conditions russes et alors petit rappel qu’il avait promis l’arrêt des hostilités « en une journée », l’Europe réagit en élaborant à son tour un plan pour réaffirmer son soutien stratégique, sécuritaire et économique à Kyiv. Cette réponse européenne, point par point, illustre autant une volonté de contrer l’approche trumpiste qu’une affirmation de son autonomie géopolitique.
I. Le plan Russo/US : capitulation de l’Ukraine
Très proche des exigences russes de 2022, le plan en 28 points (détaillé en annexe) prévoit le renoncement de l’Ukraine à adhérer à l’OTAN, la réduction de la taille de son armée et la reconnaissance de facto, au niveau international, des territoires illégalement occupés comme étant russes. Il envisage également plusieurs mesures liées à l’intégration de la Russie dans l’économie mondiale, notamment son retour à la table du G7, qui redeviendrait alors le G8, ainsi qu’une amnistie pour Vladimir Poutine, visé depuis 2023 par un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre.
En retour, l’Ukraine recevrait des garanties de sécurité, sans troupes de l’OTAN sur son sol, et les États-Unis seraient compensés en retour.
L’Europe, qui n’a pas participé à l’élaboration de ce plan, se retrouverait à en assumer une grande partie du coût: les actifs russes gelés, majoritairement détenus dans des pays européens, seraient utilisés principalement par les États-Unis (100 milliards de dollars servant à financer leurs efforts de reconstruction et d’investissement en Ukraine, Washington récupérant 50% de ces bénéfices). Le reste des fonds serait placé dans un véhicule d’investissement russo-américain, tandis que l’Europe «ajouterait» en plus 100 milliards de dollars. Le plan russo-américain laisserait le coût de la reconstruction de l’Ukraine à l’Europe et à Kiev, tandis que Moscou en bénéficierait économiquement.
Par la Russie pour la Russie ?
Officiellement, des responsables américains — notamment l’entourage de Donald Trump — affirment que le document a été rédigé par Washington. Mais plusieurs enquêtes montrent que le texte reprend largement un document initialement fourni par la Russie, voire qu’il en est une traduction à peine remaniée. Certains analystes et parlementaires américains parlent même d’une « Russian wish-list » relayée par les États-Unis. Même si Washington en a assuré la mise en forme, de nombreux éléments suggèrent que la matrice du plan est d’origine russe.
Côté russe, la ligne reste inchangée. Alexeï Chepa, premier vice-président de la commission des Affaires internationales de la Douma, a rappelé que tout accord de paix devait satisfaire intégralement les exigences de Moscou, jugeant que la proposition actuelle — bien qu’un peu plus favorable que les précédentes — demeure insuffisante. Andreï Kolesnik, membre de la commission de la Défense, a pour sa part réaffirmé que la Russie ne renoncerait à aucun des territoires ukrainiens qu’elle a illégalement annexés, y compris ceux qu’elle ne contrôle que partiellement, comme l’oblast de Zaporijjia. Comme depuis 2022, les commentateurs russes martèlent enfin qu’un accord n’est envisageable qu’à condition de répondre aux « causes profondes » de la guerre, selon la grille de lecture du Kremlin.
II. Une réponse Européenne
Face au plan américain, l’Europe n’a pas tardé à réagir en élaborant sa propre contre-proposition. Rédigée par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, celle-ci reprend le plan US en le corrigeant point par point. Elle réaffirme d’abord la souveraineté pleine et entière de l’Ukraine et instaure un accord de non-agression entre Kyiv, Moscou et l’OTAN, en supprimant la clause américaine gelant l’intégration de l’Ukraine dans l’alliance.
Le texte propose des garanties de sécurité robustes, tout en encadrant les capacités militaires ukrainiennes et en maintenant l’Ukraine non nucléaire. Il prévoit aussi un vaste programme de reconstruction, un accès préférentiel de l’Ukraine au marché européen et une possible trajectoire d’adhésion à l’UE, tandis que la Russie serait progressivement réintégrée dans l’économie mondiale via un assouplissement conditionnel des sanctions.
Sur les questions territoriales, l’Ukraine s’engagerait à ne pas reconquérir par la force les zones occupées, les négociations partant de la ligne de contact actuelle. Enfin, le plan intègre des volets humanitaires, énergétiques et agricoles, et confie la supervision de l’accord à un “Board of Peace” présidé par Donald Trump, chargé de mettre en œuvre un cessez-le-feu immédiat une fois l’accord conclu.
Les avoirs souverains russes resteraient gelés dans le cadre du plan européen tant que Moscou n’aura pas indemnisé les dommages infligés à l’Ukraine. Sur ce point, l’Europe dispose d’un levier de pression majeur, puisque l’immense majorité des actifs russes immobilisés se trouve sur son territoire.

III. Comparaison des deux plans
Sources: Le Grand Continent
| Point négocié | Plan Trump | Plan européen |
|---|---|---|
| Taille de l’armée ukrainienne | Limitation à 600 000 soldats. | Limitation des forces armées ukrainiennes à 800 000 en temps de paix. |
| Statut stratégique de l’Ukraine | Neutralité imposée. | Accord de non-agression Russie–Ukraine–OTAN ; Ukraine État non nucléaire ; garanties américaines équivalentes à un article 5, conditionnelles. |
| Sanctions contre la Russie | Levée progressive ; réintégration économique ; coopérations stratégiques États-Unis–Russie. | Levée des sanctions en plusieurs phases ; réintégration économique progressive de la Russie ; coopération économique stratégique États-Unis–Russie ; retour prévu au G8. |
| Reconstruction | Coopération économique avec la Russie prévue. | Reconstruction totale de l’Ukraine via un vaste programme international ; fonds de développement ; modernisation des infrastructures ; utilisation des actifs souverains russes jusqu’à compensation. |
| Questions territoriales | Reconnaissance de facto de l’annexion russe ; retrait ukrainien ; zones tampons. | Négociations à partir de la ligne de contact ; engagements mutuels à ne pas modifier les frontières par la force. |
| Présence de troupes étrangères | Interdiction de stationner des troupes de l’OTAN en Ukraine. | Absence de stationnement permanent de troupes OTAN en Ukraine en temps de paix ; déploiement de chasseurs OTAN en Pologne. |
| Installations stratégiques | Perte de facto de zones clefs (ex. Donetsk). | Redémarrage de la centrale de Zaporijia sous supervision de l’AIEA ; partage 50/50 de l’électricité produite. |
| Garanties de sécurité | Garanties vagues fondées sur non-expansion de l’OTAN et non-agression russe. | Garanties de sécurité robustes assurées par les États-Unis ; réponse militaire coordonnée en cas d’agression russe. |
| Cessez-le-feu | Pas de cessez-le-feu prévu. | Pas de cessez-le-feu prévu ; retrait des forces vers des points définis sous supervision américaine. |
| Adhésion à l’OTAN | Interdiction constitutionnelle pour l’Ukraine ; l’OTAN doit promettre de ne jamais l’admettre. | Adhésion possible, sous réserve du consensus interne à l’OTAN. |
Conclusion
En définitive, la coexistence de ces deux plans met en lumière une interrogation essentielle : comment l’Europe pourra-t-elle maintenir un soutien solide à l’Ukraine alors que les États-Unis adoptent une position plus incertaine et réduisent progressivement leurs aides ? Pour l’Union, l’enjeu n’est pas tant de rompre avec les États-Unis que de réfléchir à la manière de sécuriser son engagement envers Kyiv, indépendamment des fluctuations de la politique américaine, dans un contexte d’adoption d’un 19ème paquet de sanction à l’égard de la Russie.
Annexes
Les 28 points du Plan Russo/US
1 — La souveraineté de l’Ukraine sera confirmée.
2 — Un accord de non-agression complet et exhaustif sera conclu entre la Russie, l’Ukraine et l’Europe. Toutes les ambiguïtés des 30 dernières années seront considérées comme réglées.
3 — Il est attendu que la Russie n’envahisse pas les pays voisins et que l’OTAN ne s’étende pas davantage.
Selon le journaliste du Guardian Luke Harding, cet extrait serait l’un de ceux qui posent question sur l’auteur du texte. L’anglais « it is expected » est un russisme calqué de « ожидается », laissant à penser que certaines parties du plan pourraient avoir été directement traduites du russe.
4 — Un dialogue sera organisé entre la Russie et l’OTAN, avec la médiation des États-Unis, afin de résoudre toutes les questions de sécurité et de créer les conditions propices à une désescalade, dans le but de garantir la sécurité mondiale et d’accroître les possibilités de coopération et de développement économique futur.
5 — L’Ukraine bénéficiera de garanties de sécurité fiables.
6 — La taille des forces armées ukrainiennes sera limitée à 600 000 personnes.
7 — L’Ukraine accepte d’inscrire dans sa constitution qu’elle ne rejoindra pas l’OTAN, et l’OTAN accepte d’inclure dans ses statuts une disposition stipulant que l’Ukraine ne sera pas admise à l’avenir.
8 — L’OTAN accepte de ne pas stationner de troupes en Ukraine.
9 — Des avions de combat européens seront stationnés en Pologne.
10 — Garantie américaine :
- Les États-Unis recevront une compensation pour cette garantie.
- Si l’Ukraine envahit la Russie, elle perdra cette garantie.
- Si la Russie envahit l’Ukraine, outre une réponse militaire coordonnée décisive, toutes les sanctions internationales seront rétablies, la reconnaissance du nouveau territoire et tous les autres avantages de cet accord seront révoqués.
- Si l’Ukraine lance un missile sur Moscou ou Saint-Pétersbourg sans raison valable, la garantie de sécurité sera considérée comme nulle et non avenue.
11 — L’Ukraine est éligible à l’adhésion à l’Union européenne et bénéficiera d’un accès préférentiel à court terme au marché européen pendant que cette question est examinée.
12 — Un ensemble de mesures mondiales puissantes pour reconstruire l’Ukraine, comprenant notamment, mais sans s’y limiter :
a. La création d’un Fonds de développement ukrainien destiné à investir dans les secteurs à forte croissance, notamment les technologies, les centres de données et l’intelligence artificielle.
b. Les États-Unis coopéreront avec l’Ukraine pour reconstruire, développer, moderniser et exploiter conjointement les infrastructures gazières ukrainiennes, y compris les gazoducs et les installations de stockage.
c. Efforts conjoints pour réhabiliter les zones touchées par la guerre en vue de la restauration, de la reconstruction et de la modernisation des villes et des zones résidentielles.
d. Développement des infrastructures.
e. Extraction de minéraux et de ressources naturelles.
f. La Banque mondiale mettra au point un programme de financement spécial pour accélérer ces efforts.
13 — La Russie sera réintégrée dans l’économie mondiale :
a. La levée des sanctions sera discutée et convenue par étapes et au cas par cas.
b. Les États-Unis concluront un accord de coopération économique à long terme pour le développement mutuel dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles, des infrastructures, de l’intelligence artificielle, des centres de données, des projets d’extraction de métaux rares dans l’Arctique et d’autres opportunités commerciales mutuellement avantageuses.
c. La Russie sera invitée à rejoindre le G8.
14 — Les fonds gelés seront utilisés comme suit : 100 milliards de dollars provenant des actifs russes gelés seront investis dans les efforts menés par les États-Unis pour reconstruire et investir en Ukraine. Les États-Unis recevront 50 % des bénéfices de cette opération. L’Europe ajoutera 100 milliards de dollars afin d’augmenter le montant des investissements disponibles pour la reconstruction de l’Ukraine. Le reste des fonds russes gelés sera investi dans un véhicule d’investissement américano-russe distinct qui mettra en œuvre des projets communs dans des domaines spécifiques. Ce fonds aura pour objectif de renforcer les relations et d’accroître les intérêts communs afin de créer une forte incitation à ne pas revenir au conflit.
15 — Un groupe de travail conjoint américano-russe sur les questions de sécurité sera créé afin de promouvoir et de garantir le respect de toutes les dispositions du présent accord.
16 — La Russie inscrira dans sa législation sa politique de non-agression envers l’Europe et l’Ukraine.
17 — Les États-Unis et la Russie conviendront de prolonger la validité des traités sur la non-prolifération et le contrôle des armes nucléaires, y compris le traité START I.
18 — L’Ukraine accepte d’être un État non nucléaire conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
19 — La centrale nucléaire de Zaporijjia sera mise en service sous la supervision de l’AIEA, et l’électricité produite sera répartie à parts égales entre la Russie et l’Ukraine — 50/50.
20 — Les deux pays s’engagent à mettre en œuvre des programmes éducatifs dans les écoles et la société visant à promouvoir la compréhension et la tolérance des différentes cultures et à éliminer le racisme et les préjugés :
a. L’Ukraine adoptera les règles de l’Union européenne en matière de tolérance religieuse et de protection des minorités linguistiques.
b. Les deux pays conviendront d’abolir toutes les mesures discriminatoires et de garantir les droits des médias et de l’éducation ukrainiens et russes.
c. Toute idéologie et activité nazies doivent être rejetées et interdites.
21 — Territoires :
a. La Crimée, Louhansk et Donetsk seront reconnues comme russes de facto, y compris par les États-Unis.
b. Kherson et Zaporijia seront gelées le long de la ligne de contact, ce qui signifiera une reconnaissance de facto le long de la ligne de contact.
c. La Russie renoncera aux autres territoires convenus qu’elle contrôle en dehors des cinq régions.
d. Les forces ukrainiennes se retireront de la partie de l’oblast de Donetsk qu’elles contrôlent actuellement, et cette zone de retrait sera considérée comme une zone tampon démilitarisée neutre, internationalement reconnue comme territoire appartenant à la Fédération de Russie. Les forces russes n’entreront pas dans cette zone démilitarisée.
22 — Après s’être mises d’accord sur les futurs arrangements territoriaux, la Fédération de Russie et l’Ukraine s’engagent à ne pas modifier ces arrangements par la force. Aucune garantie de sécurité ne s’appliquera en cas de violation de cet engagement.
23 — La Russie n’empêchera pas l’Ukraine d’utiliser le Dniepr à des fins commerciales, et des accords seront conclus sur le libre transport des céréales à travers la mer Noire.
24 — Un comité humanitaire sera créé pour résoudre les questions en suspens :
a. Tous les prisonniers et corps restants seront échangés sur la base du principe « tous pour tous ».
b. Tous les détenus civils et otages seront libérés, y compris les enfants.
c. Un programme de réunification familiale sera mis en œuvre.
d. Des mesures seront prises pour soulager les souffrances des victimes du conflit.
25 — L’Ukraine organisera des élections dans 100 jours.
26 — Toutes les parties impliquées dans ce conflit bénéficieront d’une amnistie totale pour leurs actions pendant la guerre et s’engagent à ne faire aucune réclamation ni à examiner aucune plainte à l’avenir.
27 — Cet accord sera juridiquement contraignant. Sa mise en œuvre sera surveillée et garantie par le Conseil de paix, présidé par le président Donald J. Trump. Des sanctions seront imposées en cas de violation.
28 — Une fois que toutes les parties auront accepté ce mémorandum, le cessez-le-feu prendra effet immédiatement après le retrait des deux parties vers les points convenus pour commencer la mise en œuvre de l’accord.
Les 28 points du plan Européen
1 — La souveraineté de l’Ukraine sera réaffirmée.
2 — Un accord de non-agression total et complet sera conclu entre la Russie, l’Ukraine et l’OTAN. Toutes les ambiguïtés des 30 dernières années seront résolues.
4 — Après la signature d’un accord de paix, un dialogue entre la Russie et l’OTAN sera engagé pour traiter toutes les questions de sécurité et créer un environnement propice à la désescalade afin de garantir la sécurité mondiale et d’accroître les possibilités de connectivité et de développement économique.
5 — L’Ukraine bénéficiera de garanties de sécurité solides.
6 — La taille de l’armée ukrainienne sera plafonnée à 800 000 militaires en temps de paix.
7 — L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN dépend du consensus des membres de l’OTAN, qui n’existe pas.
8 — L’OTAN s’engage à ne pas stationner de manière permanente des troupes placées sous son commandement en Ukraine en temps de paix.
9 — Des avions de chasse de l’OTAN seront stationnés en Pologne.
10 — Garantie américaine similaire à l’article 5
a. Les États-Unis recevront une compensation pour cette garantie.
b. Si l’Ukraine envahit la Russie, elle perdra la garantie.
c. Si la Russie envahit l’Ukraine, outre une réponse militaire coordonnée et robuste, toutes les sanctions internationales seront rétablies et toute reconnaissance du nouveau territoire ainsi que tous les autres avantages découlant de cet accord seront retirés.
11 — L’Ukraine est éligible à l’adhésion à l’Union européenne et bénéficiera d’un accès préférentiel à court terme au marché européen pendant que sa candidature est évaluée.
12 — Un programme mondial robuste de reconstruction de l’Ukraine, comprenant notamment :
a. La création d’un fonds de développement de l’Ukraine pour investir dans les industries à forte croissance, notamment la technologie, les centres de données et l’’intelligence artificielle
b. Les États-Unis s’associeront à l’Ukraine pour restaurer, développer, moderniser et exploiter conjointement les infrastructures gazières ukrainiennes, notamment ses pipelines et ses installations de stockage
c. Un effort conjoint de reconstruction et modernisation des zones touchées par la guerre, des villes et zones résidentielles.
d. Le développement des infrastructures.
e. L’extraction des minerais et ressources naturelles.
f. Un programme de financement mis en place par la Banque mondiale pour accélérer ces efforts.
13 — Réintégration progressive de la Russie dans l’économie mondiale
a. L’allègement des sanctions sera discuté et convenu par étapes et au cas par cas.
b. Les États-Unis concluront un accord de coopération économique à long terme afin de poursuivre le développement mutuel dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles, des infrastructures, de l’IA, des centres de données, des terres rares, des projets communs dans l’Arctique, ainsi que diverses autres opportunités commerciales mutuellement avantageuses.
c. La Russie sera invitée à réintégrer le G8.
14 — L’Ukraine sera entièrement reconstruite et indemnisée financièrement, notamment grâce aux actifs souverains russes qui resteront gelés jusqu’à ce que la Russie indemnise l’Ukraine pour les dommages causés.
15 — Un groupe de travail conjoint sur la sécurité sera créé avec la participation des États-Unis, de l’Ukraine, de la Russie et des Européens afin de promouvoir et de faire respecter toutes les dispositions de cet accord.
16 — La Russie inscrira dans la loi une politique de non-agression envers l’Europe et l’Ukraine.
17 — Les États-Unis et la Russie conviennent de prolonger les traités de non-prolifération et de contrôle nucléaire, y compris Fair Start.
18 — L’Ukraine accepte de rester un État non nucléaire au titre du TNP.
19 — La centrale nucléaire de Zaporijia sera remise en service sous la supervision de l’AIEA, et l’électricité produite sera partagée équitablement (50-50) entre la Russie et l’Ukraine.
20 — L’Ukraine adoptera les règles de l’Union européenne en matière de tolérance religieuse et de protection des minorités linguistiques.
21— Territoires
L’Ukraine s’engage à ne pas récupérer militairement les territoires souverains occupés. Les négociations sur les échanges territoriaux commenceront à partir de la ligne de contact.
22 — Une fois que les futurs accords territoriaux auront été conclus, la Russie et l’Ukraine s’engagent à ne pas modifier ces accords par la force. Aucune garantie de sécurité ne s’appliquera en cas de violation de cette obligation.
23 — La Russie n’entravera pas l’utilisation du Dniepr par l’Ukraine à des fins commerciales, et des accords seront conclus pour permettre le libre transport des céréales par la mer Noire.
24 — Un comité humanitaire sera créé pour résoudre les questions en suspens :
a. Tous les prisonniers et corps restants seront échangés selon le principe « Tous contre tous »
b. Tous les détenus civils et otages seront libérés, y compris les enfants
c. Un programme de réunification familiale sera mis en place
d. Des dispositions seront prises pour répondre aux souffrances des victimes du conflit
25 — L’Ukraine organisera des élections dès que possible après la signature de l’accord de paix.
26 — Des dispositions seront prises pour soulager les souffrances des victimes du conflit.
27 — Cet accord sera juridiquement contraignant. Sa mise en œuvre sera supervisée et garantie par un Conseil de paix, présidé par le président Donald J. Trump. Des sanctions seront prévues en cas de violation.
28 — Une fois que toutes les parties auront accepté ce mémorandum, un cessez-le-feu entrera immédiatement en vigueur dès que les deux parties se seront retirées aux points convenus pour que la mise en œuvre de l’accord puisse commencer. Les modalités du cessez-le-feu, y compris le contrôle, seront convenues par les deux parties sous la supervision des États-Unis.
