Berlin, Paris, Rome et Madrid souhaitent accélérer la mise en place du Plan de relance – EURACTIV.fr

Début de semaine, les ministres des Finances allemand, français, italien et espagnol ont appelé les États membres à soumettre leur plan de relance à la Commission européenne afin d’accélérer l’évaluation des projets d’investissements et de réformes.

Lors d’une déclaration conjointe mercredi (28 avril), Olaf Scholz, Bruno Le Maire, Daniele Franco et Nadia Calviño ont soutenu que les quatre plus grandes économies du bloc soumettront leur plan de relance cette semaine.

En début de semaine, la Commission européenne a confirmé qu’elle avait reçu les versions définitives des plans de relance portugais, grec et allemand. L’exécutif européen devrait en recevoir une dizaine d’autres d’ici à vendredi minuit (30 avril).

MM. Scholz et Le Maire ont appelé le reste des 27 à envoyer leur projet et à ratifier la décision du Conseil relative aux ressources propres « le plus rapidement possible » ; des démarches nécessaires pour emprunter les 800 milliards d’euros sur les marchés afin de financer la reprise.

« Le temps presse, comme l’ont déjà indiqué mes homologues. Une approbation rapide des plans permettra de garantir la continuité de nos actions à l’échelle nationale et renforcera celles de nos voisins », a fait savoir Mme Calviño.

La veille (27 avril), le ministre français a lui exhorté l’exécutif européen à examiner les plans « sans délai », afin qu’ils puissent être approuvés par le Conseil en juin « au plus tard ».

« Ainsi, les fonds pourront être versés d’ici à la fin de l’année », a-t-il poursuivi.

Si plusieurs représentants nationaux ont remis en cause la raison pour laquelle Bruxelles avait besoin de deux mois pour valider des plans faisant l’objet de discussions depuis octobre dernier, l’exécutif martèle qu’il ne peut pas accélérer les processus d’approbation afin de débloquer des milliards d’euros pour la reprise.

Eric Mamer, porte-parole en chef de la Commission européenne, a déclaré mercredi (28 avril) que les démarches d’approbation étaient difficiles, au vu du volume d’informations envoyées par les États membres  ; du travail requis pour transposer les propositions en textes législatifs  ; et de la nécessité d’évaluer correctement les plans.

« Nous n’allons pas perdre une seule minute. Toutefois, nous avons besoin d’un peu de temps », a-t-il maintenu, ajoutant l’exécutif « avait jusqu’à présent déjà fait son possible pour accélérer les procédures » par le biais de discussions avec les États membres sur leur plan de relance au cours des derniers mois.

Par ailleurs, il a rappelé que le Fonds européen pour la relance était un défi commun tandis que l’ensemble du bloc doit encore ratifier la décision du Conseil relative aux ressources propres.

De ce fait, huit nations manquent encore à l’appel. Cependant, la Commission européenne prévoit qu’elle sera conclue d’ici à la fin du mois de mai, afin de commencer à emprunter sur les marchés à partir de juin.

L’évaluation des plans de relance prendra un peu plus de temps. Dès que les projets définitifs sont officiellement soumis, la Commission dispose de deux mois pour donner son verdict, soit un de moins que le Conseil de l’UE.

Par conséquent, les premiers versements ne sont pas attendus avant la fin du mois de juillet, si tout se passe comme prévu. Autrement dit, un an après l’accord noué par les leaders du bloc dans le but de créer le Plan de relance pour l’Europe.

Plan de relance : 50% du budget attribué à la transition écologique

Ce mercredi (28 avril) la France transmet son plan national de relance et de résilience (PNRR) à Bruxelles. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a dévoilé mardi (27 avril) la répartition du budget de 40 milliards d’euros attribué à la France par l’Union européenne.

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