Des négociations débutées en 2018 enfin conclues pour l’Accord de Libre Échange avec l’Australie

Grain de sel VDB

Depuis 2018, des négociations sont en cours entre l’Australie et l’UE. Nul doute que la strategie de « derisking » liée à la situation déstabilisée du commerce international et tout particulièrement de la relation US/UE avec Trump ,de même que les tensions palpables avec la Chine accélèrent le besoin pour l’Europe de trouver des terrains d’entente aupres d’autres pays et zones économiques.

Aussi, après une première tentative infructueuse de relance d’un accord en 2023, les négociations pour cet ALE ont enfin été conclues en mars 2026.

Mais attention à ne pas se précipiter et crier victoire trop tôt car l’objet principal de l’accord est la réduction drastique des droits de douane, même si un volet de coopération militaire est priorisé. Comme souvent dans ce type d’accord bilateral, certains secteurs font l’objet d’une attention particulière, ou d’un traitement particulier;: c’est le cas du marché de certaines matières premières dont l’Europe est importatrice et sans surprise, une nouvelle fois du secteur agroalimentaire

L’UE ayant appris des aléas passés (Mercosur par exemple ou CETA avec le canada), a intégré dans l’accord des mesures de sécurité pour protéger des produits européens sensibles dans le cas -au demeurant peu probable- d’une hausse soudaine des importations en provenance d’Australie qui pourrait causer un préjudice aux producteurs sur le marché de l’UE. A noter que des exigences de durabilité ont été intégrées, en particulier en ce qui concerne l’extraction minière. 

L’Australie, un partenaire commercial stable pour l’UE

Le lien entre l’Union européenne et l’Australie est donc essentiel dans sa stratégie de sortie de la dépendance aux marchés américains et chinois. En particulier en ce qui concerne son objectif de transition énergétique, l’Australie étant une grand productrice d’aluminium, de lithium et de manganèse.  Un partenaire comme l’Australie représente une sécurité garantie par la vision partagée des deux partenaires des valeurs démocratiques, d’un commerce libre et la foi dans le multilatéralisme. Cet accord est un signal fort concernant la stratégie de l’Europe à développer, dans le contexte actuel. 

Lire aussi :

Retour en haut