L’actuel cadre financier pluriannuel (2014-2020) s’élève à 1 026 milliards pour 28 États membres. Bruxelles plaide pour une hausse substantielle, malgré le départ des Britanniques, en mars 2019, qui laissera   » entre 12 et 15 milliards d’euros par an de trou ».

Le budget total en euros courants (c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation) engage  1 279 milliards d’euros soit 1,11 % du produit intérieur brut (0,98 % pour 2014-2020). 

Pour compenser, les États devraient augmenter leurs contributions et cesser les ristournes  budgétaires allemande, néerlandaise, suédoise, danoise et autrichienne.

La Commission européenne a soumis, mercredi 2 mai, ses propositions pour le prochain budget de l’UE pour 2021-2027.

Des réallocations : fonds liés aux questions migratoires et FRONTEX  (de 13 à 33 milliards d’euros) , le futur programme de recherche (de 77 à 100 milliards), un fonds de 13 milliards pour la recherche dans la défense , le doublement de l’enveloppe du programme pour la mobilité, Erasmus (30 milliards), les investissements dans le numérique :  12 milliards d’euros via des garanties et autres instruments financiers.

Des coupes dans des fonds emblématiques: 365 milliards d’euros sur 7 ans, la PAC est rabotée de 5 %. et pour la  politique régionale, une baisse de 7 % à 242 milliards.

Des aides conditionnées au respect de l’État de droit. C’est à la Commission de proposer l’enclenchement d’un tel mécanisme et la proposition ne peut être rejetée par le Conseil que si ce dernier le décide à la majorité qualifiée via la procédure de la majorité qualifiée inversée.

Mais ce nouveau cadre divise largement les 27.

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