Si les postes à haute responsabilité en entreprises ou en politique sont encore très majoritairement occupés par les hommes, la situation tend à s’améliorer dans plusieurs pays européens.

Si les postes à haute responsabilité en entreprises ou en politique sont encore très majoritairement occupés par les hommes, la situation tend à s’améliorer dans plusieurs pays européens.

La parité désigne la volonté d’équilibrer la représentation des hommes et des femmes dans différents domaines. Cette cartographie se penche ici sur la représentation des femmes ministres au sein des différents gouvernements européens.

Soucieux de respecter l’égalité entre les hommes et les femmes, prévue dans les traités, les gouvernements européens nomment de plus en plus de femmes à la tête des ministères.

En tête de ce classement on retrouve la Suède, qui s’est dotée d’un gouvernement composé de plus de femmes que d’hommes (52,2%) suivie par la France (50%, hors secrétaires d’Etat). Vient ensuite la Slovénie dont 47.1% des ministres sont des femmes. L’Allemagne, avec 6 femmes sur un total de 15 ministres, obtient également un bon score de parité ministérielle (40%).

Le Danemark, les Pays-Bas et l’Espagne font également partie des bons élèves, avec respectivement 40,9%, 37,5% et 35,7% de femmes au sein du gouvernement.

Toutefois, des efforts restent à faire : la proportion moyenne de femmes ministres dans les 28 pays membres de l’UE n’est que d’environ 27,7%. En novembre 2017, on remarque que 9 pays sur 28 comptent davantage de femmes ministres que la moyenne européenne.

Parmi les « mauvais élèves », on compte le Luxembourg (17,4%), le Portugal (16,7%), Malte (13,3%), la République Tchèque (11,8%) ou Chypre (8,3%).

La Hongrie est le seul pays à ne compter aucune femme à la tête d’un ministère.

En outre, si la parité ministérielle fait des progrès dans de nombreux pays, il faut rester attentif au type de portefeuilles qui sont attribués aux femmes. Alors qu’elles occupent très souvent les postes de la famille, de la santé, des affaires sociales ou encore de la culture, peu d’entre elles obtiennent des ministères régaliens.

Une carte comparative publiée par notre partenaire Toute l’Europe.

Lambert Volpi

Juriste en droit de la concurrence et européen des affaires, Lambert a fait le choix d’un parcours universitaire orienté à la fois vers le droit et l’économie. Après avoir étudié ces matières en classe préparatoire à l'École Normale Supérieure de Cachan, il a complété sa formation à la Faculté de Droit de Montpellier et à l’Université de Lyon, a ensuite intégré le Master Spécialisé de Droit des Affaires Internationales et Management de l'ESSEC Business School, puis a rejoint King’s College London pour un LLM en Droit de la Concurrence. Lambert a travaillé au sein de cabinets d'avocats internationaux, de groupes de réflexion et think tanks et a été moniteur de recherches au Centre Européen de Droit et d'Économie (CEDE) de l'ESSEC.

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