Le coût mensuel de la main d’œuvre varie fortement d’un pays à l’autre en Europe. De 4,90 euros en Bulgarie, il peut dépasser les 40 euros au Danemark.

Le coût de la main d’œuvre correspond aux dépenses supportées par les employeurs pour l’emploi de personnel. Il inclut non seulement les coûts directs (rémunération, traitements en nature), mais aussi les coûts indirects (cotisations sociales, frais de formation professionnelle, coûts de recrutement, impôts). A ces coûts, on retire les subventions perçues par les employeurs.

Assez logiquement, ce sont les États d’Europe de l’Est, dont l’entrée dans l’Union européenne est encore récente et dont les écarts économiques demeurent significatifs avec les autres États membres, qui enregistrent les coûts de la main d’œuvre les plus faibles. Ces derniers s’élèvent à 4,90 euros en Bulgarie, à 6,60 euros en Roumanie et environ 8 euros en Lettonie et en Lituanie.

A l’inverse, le coût de la main d’œuvre est généralement élevé en Europe du Nord et de l’Ouest. C’est le cas au Danemark, en Belgique ou encore au Luxembourg, avec des coûts horaires respectifs de 42,5 euros, 39,60 euros et 37,60 euros. La France se situe quant à elle à la cinquième place européenne, avec un coût horaire de la main d’œuvre s’élevant à 36 euros.

Au sein de l’UE, le coût horaire moyen de la main d’œuvre s’est élevé en 2017 à 26,80 euros, alors que ce chiffre monte à 30,30 euros pour la zone euro.

Le coût de la main d’œuvre est un facteur clé de la compétitivité des entreprises. Il n’est toutefois pas le seul : les compétences, la productivité de la main d’œuvre, l’innovation, la place des entreprises sur les marchés jouent également un rôle.

Une infographie publiée par notre partenaire Toute l’Europe.

Lambert Volpi

Juriste en droit de la concurrence et européen des affaires, Lambert a fait le choix d’un parcours universitaire orienté à la fois vers le droit et l’économie. Après avoir étudié ces matières en classe préparatoire à l'École Normale Supérieure de Cachan, il a complété sa formation à la Faculté de Droit de Montpellier et à l’Université de Lyon, a ensuite intégré le Master Spécialisé de Droit des Affaires Internationales et Management de l'ESSEC Business School, puis a rejoint King’s College London pour un LLM en Droit de la Concurrence. Lambert a travaillé au sein de cabinets d'avocats internationaux, de groupes de réflexion et think tanks et a été moniteur de recherches au Centre Européen de Droit et d'Économie (CEDE) de l'ESSEC.