Bruxelles dit non aux véhicules pollluants


Alors que Bruxelles passe à la zone à faibles émissions, Berlin se débat avec ses normes nationales. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Depuis quelques jours , les rues de Bruxelles ne sont plus autorisées aux véhicules de la catégorie Euro1. Une poignée de voitures et de camionnettes (2 340 pour être exact), qui seront rejoints début 2019 par les quelque 19 000 véhicules de norme Euro 2 bannis de la zone à faibles émissions que la Région capitale vient de mettre en œuvre. Une tendance de fond en Europe, que la France a récemment rejoint en annonçant que 15 villes allaient instituer (si elles le souhaitent vraiment) des ZFE sur leur territoire.

L’annonce, le 24 octobre, par le gouvernement allemand de son intention de limiter les restrictions dans ces zones ne manque donc pas de sel. En début de semaine, le ministre fédéral de l’environnement a portant présenté un projet de texte,faisant  notamment valoir que les interdictions de conduire des véhicules diesel dans certaines métropoles à l’air particulièrement pollué (il y en a 70, outre-Rhin) ne seront mises en oeuvre que si la moyenne annuelle de 50 microgrammes/m3 est dépassée. Or la valeur limite européenne est fixée à 40 microgrammes/m3. Une vraie distorsion entre réglementation communautaire et norme nationale.

« Le problème fondamental, c’est que nous mesurons différemment en Allemagne par rapport au reste de l’Union »explique sans rire le spécialiste des transports du Parti libéral démocrate (FDP) ; un parti relativement indifférent aux questions environnementales, il est vrai. « Des interdictions de conduire à l’échelle nationale dans plusieurs grandes villes n’existent qu’en Allemagne, malgré les mêmes directives à l’échelle de l’Union. » La question devrait être tranchée par Berlin, le 7 novembre prochain.

Contexte

Détaxés

Les camions de plus de 7,5 tonnes roulant au gaz naturel liquéfié ou compressé seront exemptés pendant 2 ans du paiement de la « toll » en vigueur sur les autoroutes allemandes et, depuis le 1er juillet dernier, les routes nationales. Ils rejoignent ainsi les camions carburant à l’électricité.

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