Viviane de Beaufort / 9 Aug 2018

L’Union européenne, c’est plus de 500 millions d’habitants. Parmi eux, 35 millions sont nés hors de ses frontières et 20 millions sont étrangers. Quant aux sans-papiers, ils sont plus d’1 million.

En 2015-2016, c’est la crise migratoire. Le monde compte alors 65 millions de déracinés, un record. En 2 ans, l’UE enregistre 2,6 millions de demandes d’asile, dont la moitié en Allemagne. Mais l’Italie et la Grèce voient aussi les demandes affluer, tandis que se succèdent les naufrages en Méditerranée. De 2014 à 2017, plus de 15 000 migrants ont ainsi péri en mer.

Face aux faiblesses de la politique d’immigration et d’asile, l’Union européenne renforce ses frontières et coopère davantage avec les pays tiers pour partager la gestion des migrations. Aujourd’hui, les migrants irréguliers qui arrivent en Grèce sont ainsi renvoyés vers la Turquie.

L’Union européenne appuie également les autorités étrangères qui interceptent les migrants comme en Libye. Elle cherche aussi à faciliter le retour des sans-papiers grâce à des accords avec leurs pays d’origine. Enfin, plusieurs Etats ont tenté, sans succès, de mieux répartir les demandeurs d’asile en Europe.

Aujourd’hui, les enjeux liés aux migrations sont de taille. Faut-il encore renforcer la lutte contre l’immigration irrégulière ? Comment mieux accueillir ceux qui en ont besoin ? Les Etats doivent-ils être plus solidaires pour gérer les migrations ?

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